Le LIER

Le Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités (LIER) est un groupe de recherche créé en 2013. Il forme une nouvelle composante de l’Institut Marcel Mauss (EHESS/CNRS, UMR 8178). Il réunit actuellement une vingtaine de chercheurs statutaires, de chercheurs associés et de chercheurs postdoctoraux, ainsi qu’une vingtaine de doctorants. Les appartenances disciplinaires des membres du LIER se distribuent sur les sciences sociales (sociologie, science politique, anthropologie) et la philosophie.
Cette composition traduit le projet scientifique du LIER qui a pour ambition de fonder une alliance d’un nouveau type entre sciences sociales et philosophie, articulée autour de l’étude des formes sociales de la réflexivité qui, avec l’avènement de la modernité, apparaissent comme une condition à la fois de l’exercice de ces disciplines et du rapport politique que la société entretient avec elle-même.
Dans cette perspective, le programme du LIER se fixe pour but d’analyser, d’un point de vue sociologique, comment, et avec quelles difficultés, les individus, les institutions et les sociétés produisent des savoirs réflexifs sur eux-mêmes, et, d’un point de vue philosophique, comment cette réflexivité, qui a imposé la nécessité de prendre la pleine mesure de la nature socio-historique de l’humanité, a transformé en profondeur le questionnement philosophique en tant que tel.

Pour en savoir plus

EHESS
Institut Marcel Mauss
CNRS

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Internationalisaton de la recherche scientifique

Débat - Mardi 18 octobre 2016 - 14:00

La Revue française de sociologie, les Presses de Sciences Po, le Centre d’Etude des Mouvements Sociaux et le Groupe Sciences et Technologies de l’Institut Marcel Mauss (UMR CNRS-EHESS) sont heureux de vous convier à assister à une table ronde qui se déroulera le 18 octobre 2016, de 14h à 16h, à l’EHESS, 190 avenue de France à Paris (salles 640-641 au 6e étage), à l’occasion de la parution du dernier numéro de la Revue française de sociologie consacré à l’internationalisaton de la recherche scientifique, coordonné par Michel Dubois, Yves Gingras et Claude Rosental.

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“Medicalized” Childbirth as a Public Problem

Journée(s) d'étude - Jeudi 29 septembre 2016 - 09:00

Obstetrical knowledge, technologies and practices have dramatically transformed women’s reproductive experiences worldwide. Medicalization of childbirth was accelerated in the 20th century by the displacement of childbirth from home to the hospital, and by the generalization of surgical techniques and pharmaceutical products. Medical interventionism took multiple, situated forms. Some countries (Brazil, China, Mexico, Turkey, Italy) normalized C-sections as a no-risk and no-pain alternative to “natural” birth; others, like France and Québec, generalized the use of epidural anesthesia; in many contexts, the induction of labor, its acceleration by oxytocin, and episiotomy became routinely employed techniques.

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Frontières

Journée(s) d'étude - Vendredi 03 juin 2016 - 09:00

Quand la demande d’abolition des frontières se fait pressante, qu’elle vienne des pouvoirs économiques ou de la société civile, que de multiples frontières et murs se recréent dans toutes les régions du monde, que des guerres sont à la fois localisées et déterritorialisées, il paraît nécessaire de revenir aux origines, lorsque le concept n’existait pas encore, aux raisons d’être qui ont été avancées pour les constituer, aux fonctions qui leur sont dévolues. Nous le ferons en examinant d’emblée le sens de la revendication contemporaine de leur abolition. Munis de ce bagage, nous cheminerons, depuis la pluralité des concepts utilisés par les historiens grecs jusqu’au sillon de Romulus, fondateur pour la mythologie juridique. Le mot frontière s’imposa lentement pour acquérir son sens actuel, et sa représentation – un trait sur une carte qui crée dans le même temps, des espaces séparés et des zones d’échanges. En droit constitutionnel, ce trait délimite un territoire, où vit un peuple, éventuellement avec des minorités ou/et des peuples autochtones, peuple sur lequel s’exerce, ou cherche à s’exercer, un pouvoir souverain. De l’autre côté du trait s’exerce un autre pouvoir souverain. Il y a donc un rapport spécifique entre le trait abstrait, sa matérialisation par des postes-frontières, check-points, murailles, la surface à l’intérieur du trait et l’institutionnalisation de formes de pouvoir et de gouvernement impliquant une administration, une justice, une fiscalité, un drapeau, une ou des monnaies, etc. Ces traits peuvent être contestés – ce sont les conflits frontaliers, chauds ou froids, qui se règlent par la force ou par le droit –, déplacés – que ce soit par la force ou par accord entre les parties, renforcés par des murs, coordonnés avec d’autres lorsque se forme une entité régionale comme l’Union européenne. Sans ce rapport entre le trait, la surface, le peuple et un pouvoir de jurisdictio, une politique consentie est-elle possible ?

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LIER
Laboratoire interdisciplinaire
d'études sur les réflexivités
Directeur: Dominique Linhardt
10,  Rue Monsieur Le Prince
75006 Paris

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Fax : 33 (0)1 53 10 54 53
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