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Pierre Nocerino

Pierre Nocerino
Doctorant Pôle sociologie
Discipline : Sociologie
Institution(s) de rattachement : EHESS, Labex Tepsis
Laboratoire(s) de rattachement : LIER-FYT

Champs de recherche

Bande dessinée, sociologie du travail, sociologie des groupes professionnels et des mobilisations, méthodes ethnographiques

Coordonnées professionnelles

École des Hautes Études en Sciences Sociales
Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités
10, Rue Monsieur Le Prince
75006, Paris
 

pierre.nocerino[at]gmail.com

Recherche actuelle

 

La bande dessinée est un bien culturel faisant l’objet d’une consommation importante, notamment en France. Pourtant, ses conditions de production sont relativement méconnues, que ce soit des administrations, des pouvoirs publics, des universitaires ou des professionnels eux-mêmes. Ma thèse de doctorat, sous la direction de Cyril Lemieux, se donne ainsi pour objectif d’étudier la constitution du groupe professionnel des auteurs de bandes dessinées en France.

Dans ce but je décris (notamment par des observations ethnographiques) tant les activités quotidiennes de travail que les moments de mobilisations collectives d'auteurs de bandes dessinées. En effet, je pars du constat que ces auteurs, malgré leurs différences, sont tous confrontés à une grande variété d'épreuves dans le travail, qui compliquent la poursuite de leurs activités. Si certains se rendent responsables des difficultés (ou des réussites) rencontrées, d’autres au contraire s’en servent comme opérateurs de mobilisation (en comparant et mutualisant leurs expériences pour élaborer des revendications au sein de divers collectifs). 

Ainsi, la thèse vise une meilleure compréhension des différents processus de politisation mis en place par des auteurs de bandes dessinées. Ces processus permettront de rendre compte des évolutions de ce groupe professionnel en train de se faire ou, à défaut, de se défaire. 

Parallèlement à ces recherches, j’explore les différents usages possibles du médium « bande dessinée » au sein de ma pratique de la sociologie. Ces différentes tentatives, qu’elles relèvent de l’expérimentation méthodologique (comme une « ethnographie dessinée ») ou de la vulgarisation, font l’objet d’une publication régulière sur un blog (socio-bd.blogspot.com).
 

Doctorant contractuel (bourse doctorale du Labex Tepsis, 2014-2017) puis ATER à l’EHESS (mention « Sociologie générale », 2017-2019)

 

Parmi les derniers travaux

 

Publications académiques 

(Avec L. Mazé), « Analyser l’accueil des personnes âgées en institution. De l’autonomie aux transferts de responsabilité ». ethnographiques.org[En ligne], Numéro 35, 2017.

« Trois ficelles du métier d’ethnographe », Recherches qualitatives,Hors-Série « les Actes », n° 22, p. 59-75. (Consultable ici).

« Ce que la bande dessinée nous apprend de l’écriture sociologique », Sociologie et sociétés, vol. 48, n°2, automne 2016, p. 169-193. (Consultable ici).

« Recension de T. Rivière, “Carnets de thèse”, Paris, Seuil, 2015 », La nouvelle revue du travail [En ligne], n°8, 2016.

« Transferts de responsabilité. La production sociale de l’autonomie en EHPAD », Mémoire de Master 2, sous la direction de C. Lemieux, Paris, 2014.

 

Réflexions méthodologiques sur l'écriture en sociologie 

« Observations et enquêtes ethnographiques : trucs et astuces », Carnet des étudiants du Master de sociologie générale de l’EHESS [En ligne], publié le 1er juillet 2019.

« Sociologie de l’humour, humour de la sociologie », Carnet des étudiants du Master de sociologie générale de l’EHESS [En ligne], publié le 14 juin 2019.

« L’art de l’état de l’art », Carnet des étudiants du Master de sociologie générale de l’EHESS [En ligne], publié le 5 avril 2019.

« Parce que c’est mon projet (de recherche) », Carnet des étudiants du Master de sociologie générale de l’EHESS [En ligne], publié le 3 août 2018. 

 

Diffusion des savoirs

« Publish or publish (wisely) », European Sociologist[En ligne], n°41, avril 2017.

(Avec L. Mazé), « Ma thèse en 28 cases », Poster réalisé dans le cadre du Labex Tepsis, exposé lors du colloque « L’effondrement des sociétés », BNF, Paris, 16 et 17 décembre 2015. (repostée en ligne sur le site Politika.io).

EHESS
CNRS

 

Motion du LIER-FYT concernant le projet de loi sur les retraites et la LPPR

 

Les membres statutaires et les représentantes des doctorant·e·s du Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités – Fonds Yan Thomas (LIER-FYT, EHESS-CNRS, FRE 2024), réuni·e·s en Assemblée générale le 21 janvier 2020, et ses doctorant·e·s, réuni·e·s (via un vote électronique les 22 et 23 janvier 2020), déclarent leur opposition au projet de loi sur les retraites, aux orientations qui prévalent dans la préparation du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) et aux décrets d’application de la loi de transformation de la fonction publique.

Ces prétendues réformes qui poussent plus loin encore le démantèlement de l’État social, la dislocation du service public et la mise au pas de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui plongent un peu plus les jeunes dans la précarité, aggravent les inégalités de statut et de condition et vouent un plus grand nombre d’ancien·ne·s à vivre dans le besoin, nous touchent, nous qui pratiquons les sciences sociales, à un point névralgique. Car les institutions de l’État social et du service public et les sciences sociales sont inextricablement liées : elles résultent d’une même transformation historique qui, à travers des crises et des luttes sociales, a conduit dans nos sociétés à toujours davantage d’intégration et de solidarité. La protection sociale et l’existence d’un secteur public ont progressivement exprimé et réalisé cette tendance sur le plan de l’organisation sociale, tandis que les sciences sociales contribuent à en renforcer les effets dans la conscience collective en même temps qu’elles en mesurent les limites et aident à les surmonter. Cette transformation est loin d’être achevée. Elle se heurte, avec notamment la crise écologique, à des défis considérables qui rendent les sciences sociales plus nécessaires que jamais. Inscrire les réformes en cours dans l’histoire longue de nos sociétés les révèle ainsi dans ce qu’elles sont : des régressions. Dans l’immédiat, il est indispensable que nous y opposions notre refus. Mais au-delà de cette mobilisation nécessaire, nous affirmons notre détermination à continuer notre métier, celui des sciences sociales, dans le cadre du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Nous refusons de voir notre fonction sociale réduite aux exigences d’une ingénierie gestionnaire destinée à asservir la vie sociale aux logiques de marché plutôt que d’y favoriser l’épanouissement du bien commun.

Pour ces raisons,

1) Nous appelons chacun·e à soutenir les mobilisations contre la réforme des retraites et contre la transformation de la fonction publique et de l’enseignement supérieur et de la recherche, à participer aux assemblées générales et aux journées d’action interprofessionnelle et à faire preuve de solidarité, notamment en contribuant aux caisses de grève, avec les secteurs professionnels qui portent actuellement l’essentiel de l’effort de mobilisation.

2) Nous demandons aux institutions d’enseignement supérieur dans lesquelles nous exerçons de mettre en place des règles claires qui permettent aux étudiant·e·s de s’engager, sans être pénalisé·e·s, dans le mouvement qui a pour enjeu leur avenir. (Ces règles doivent, à notre sens, prendre la forme d’un réaménagement des modalités et des temps d’enseignement et d’apprentissage plutôt que de procédures de validation automatique des compétences et savoirs acquis.

3) Nous réclamons que le gouvernement sursoie au projet de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche et organise une concertation digne de ce nom, afin de définir collectivement les conditions d’une véritable refondation de l’enseignement supérieur et de la recherche et d’en déterminer le calendrier et les moyens, dans le respect des qualifications et des vocations de ceux qui y consacrent toute leur énergie et en tenant compte de la diversité des besoins sociaux en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Nous mandatons la direction de notre unité à signer l’« Appel à signature des Directions de laboratoire de recherche pour un moratoire sur la LPPR et pour la tenue d’États généraux de la Recherche et de l’Enseignement supérieur » (voir ici).

Motion adoptée par l’Assemblée générale du LIER-FYT le 21 janvier 2020 par 20 votes favorables et 2 abstentions, et par l’Assemblée générale des doctorant·e·s du LIER-FYT (via un vote électronique) le 22 et 23 janvier 2020 par 32 votes favorables (aucune abstention, ni vote défavorable).


 

LIER-FYT
Laboratoire interdisciplinaire
d'études sur les réflexivités - Fonds Yan Thomas
Directeur: Cyril Lemieux
Directrice adjointe : Julia Christ
A629 - 54 Boulevard Raspail 75006 Paris

Tel : 33 (0) 1 49 54 20 61
Prtncipaux contacts : voir ici

 

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lier-fyt_info-request[at]ehess.fr