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Danny Trom

Danny Trom
Chargé de recherche
Discipline : Science Politique
Institution(s) de rattachement : CNRS
Centre(s) de rattachement : Pôle philosophie
Laboratoire(s) de rattachement : LIER-FYT

Coordonnées professionnelles

École des Hautes Études en Sciences Sociales
Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités

10, Rue Monsieur Le Prince
75006, Paris

danny.trom[at]ehess.fr

+33 (0)1 53 10 54 52

Danny Trom est chargé de recherches au CNRS depuis 1997. Ses recherches s’efforcent de contribuer à une sociologie de l’expérience politique. Thématiquement, ses travaux ont d’abord porté sur les conflits dans l’aménagement du territoire sous l’angle du rapport esthétique à l’environnement ainsi que sur la dynamique des problèmes publics dans la ville. Parallèlement, il a mené une réflexion théorique et méthodologique sur l’articulation entre enquête ethnographique et histoire et sur la place de la critique dans le raisonnement sociologique. Thématiquement, ses travaux sont aujourd’hui orientés en la direction d’une approche sociologique de l’expérience des collectifs politiques modernes, en particulier de l’Etat, approche qui suppose de repenser l’articulation entre enquête sociologique et théorie politique.

Danny Trom codirige avec Jean-Philippe Heurtin la collection « Etudes sociologiques » chez Economica. Il est membre du comité éditorial de Raisons Pratiques (éditions de l’EHESS). Avec Francesco Callegaro, Jean-Louis Fabiani, Bruno Karsenti, Cédric Moreau de Bellaing il anime le séminaire « L’État et la société des modernes : approches philosophiques et sociologiques » à l’EHESS.

 

Parmi les dernières publications :

 

Livres

 

TROM, D.  La France sans les juifs, Paris, PUF, coll. « Emancipations », 2019. En savoir plus.

 

 

Articles et chapitres

 

TROM, D., « Retour à Lemberg, retour de Lvouv. Un autre récit »,  Cités, 77, 2019, 131-149

 

TROM, D., « Esquisse d'une théorie de la survie », in D. Cohen-Levinas & P. Simon-Nahum, Survivre, Paris, Hermann, 2019.

 

TROM, D., « L'Etat d'Israël et la modernité politique européenne », La Règle du jeu, 68, 2019.

TROM, D., « La sociologie critique ou la dépolitisation de la sociologie de la politique », SociologieS [En ligne], « Débats : La situation actuelle de la sociologie », mis en ligne le 19 juin 2018. CONSULTABLE ICI.

 

TROM, D., « Israele puo essere ebraico e democratico ? », Limes. Revista Italiana de Geopolitica, 9 (18), 2018.

 TROM, D., « La circoncision comme fait politique », in Cohen-Levinas (D.) & Ehrenfreund (J.), dir., Actualités d’une pratique immémoriale, Paris, Hermann, 2018.

TROM, D. (avec Marc Breviglieri), « Turbaciones y tensiones en el medio ambiente urbano. Los desafíos citadinos y vivenciales de la ciudad », in Guerrero Bernal (J.-C.), Marquez Murrieta (A.), Nardacchione (G.) & Pereyra (S.), eds, Problemas públicos. Controversías y aportes contemporáneos, Mexico, Ediciones del Instituto Mora, 2018.

 

TROM, D. «L’expérience de Etat. Les juifs dans la configuration post-étatique, à l’exemple de Raymond Aron et Hannah Arendt» [hébreu], Iyunim Bitkumat Israel (Studies in Israeli and modern Jewish society), volume annuel Exil, diaspora, souveraineté, 2013.

 

TROM D, «La politique de la sociologie. Coopération et implication dans le texte sociologique», Tracé numéro hors-série Philosophie et sociologie, 2013.

 

TROM D., «Aron, Israele e l’ebraismo : pensiero ed esperianza», Revista di Politica, 2012/3, p.49-57.

 

TROM, D. «Critique et diagnostic. Deux styles de sociologie», Divinatio, vol. 33, MSHS, Sofia (Bulg.), spring-summer, 2011, p.73-83.

 

TROM D., KAUFMANN L. (dir.), Qu’est-ce qu’un collectif ? Du commun à la politique, Paris, Editions de l’EHESS, collection « Raisons Pratiques » n°20, 2010.

 

Diffusion de la recherche et textes d'intervention

 

TROM, D.  « Un peuple, deux populaces », AOC, le 17 janvier 2019.

 

TROM, D.  « La fin de la modernité juive, inquiétant livre symptôme d'Enzo Traverso », AOC, le 10 juin 2019.


TROM, D, « L'Etat d'Israël, 70e anniversaire », AOC, 18.06.2018.


EHESS
CNRS

 

Motion du LIER-FYT concernant le projet de loi sur les retraites et la LPPR

 

Les membres statutaires et les représentantes des doctorant·e·s du Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités – Fonds Yan Thomas (LIER-FYT, EHESS-CNRS, FRE 2024), réuni·e·s en Assemblée générale le 21 janvier 2020, et ses doctorant·e·s, réuni·e·s (via un vote électronique les 22 et 23 janvier 2020), déclarent leur opposition au projet de loi sur les retraites, aux orientations qui prévalent dans la préparation du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) et aux décrets d’application de la loi de transformation de la fonction publique.

Ces prétendues réformes qui poussent plus loin encore le démantèlement de l’État social, la dislocation du service public et la mise au pas de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui plongent un peu plus les jeunes dans la précarité, aggravent les inégalités de statut et de condition et vouent un plus grand nombre d’ancien·ne·s à vivre dans le besoin, nous touchent, nous qui pratiquons les sciences sociales, à un point névralgique. Car les institutions de l’État social et du service public et les sciences sociales sont inextricablement liées : elles résultent d’une même transformation historique qui, à travers des crises et des luttes sociales, a conduit dans nos sociétés à toujours davantage d’intégration et de solidarité. La protection sociale et l’existence d’un secteur public ont progressivement exprimé et réalisé cette tendance sur le plan de l’organisation sociale, tandis que les sciences sociales contribuent à en renforcer les effets dans la conscience collective en même temps qu’elles en mesurent les limites et aident à les surmonter. Cette transformation est loin d’être achevée. Elle se heurte, avec notamment la crise écologique, à des défis considérables qui rendent les sciences sociales plus nécessaires que jamais. Inscrire les réformes en cours dans l’histoire longue de nos sociétés les révèle ainsi dans ce qu’elles sont : des régressions. Dans l’immédiat, il est indispensable que nous y opposions notre refus. Mais au-delà de cette mobilisation nécessaire, nous affirmons notre détermination à continuer notre métier, celui des sciences sociales, dans le cadre du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Nous refusons de voir notre fonction sociale réduite aux exigences d’une ingénierie gestionnaire destinée à asservir la vie sociale aux logiques de marché plutôt que d’y favoriser l’épanouissement du bien commun.

Pour ces raisons,

1) Nous appelons chacun·e à soutenir les mobilisations contre la réforme des retraites et contre la transformation de la fonction publique et de l’enseignement supérieur et de la recherche, à participer aux assemblées générales et aux journées d’action interprofessionnelle et à faire preuve de solidarité, notamment en contribuant aux caisses de grève, avec les secteurs professionnels qui portent actuellement l’essentiel de l’effort de mobilisation.

2) Nous demandons aux institutions d’enseignement supérieur dans lesquelles nous exerçons de mettre en place des règles claires qui permettent aux étudiant·e·s de s’engager, sans être pénalisé·e·s, dans le mouvement qui a pour enjeu leur avenir. (Ces règles doivent, à notre sens, prendre la forme d’un réaménagement des modalités et des temps d’enseignement et d’apprentissage plutôt que de procédures de validation automatique des compétences et savoirs acquis.

3) Nous réclamons que le gouvernement sursoie au projet de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche et organise une concertation digne de ce nom, afin de définir collectivement les conditions d’une véritable refondation de l’enseignement supérieur et de la recherche et d’en déterminer le calendrier et les moyens, dans le respect des qualifications et des vocations de ceux qui y consacrent toute leur énergie et en tenant compte de la diversité des besoins sociaux en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Nous mandatons la direction de notre unité à signer l’« Appel à signature des Directions de laboratoire de recherche pour un moratoire sur la LPPR et pour la tenue d’États généraux de la Recherche et de l’Enseignement supérieur » (voir ici).

Motion adoptée par l’Assemblée générale du LIER-FYT le 21 janvier 2020 par 20 votes favorables et 2 abstentions, et par l’Assemblée générale des doctorant·e·s du LIER-FYT (via un vote électronique) le 22 et 23 janvier 2020 par 32 votes favorables (aucune abstention, ni vote défavorable).


 

LIER-FYT
Laboratoire interdisciplinaire
d'études sur les réflexivités - Fonds Yan Thomas
Directeur: Cyril Lemieux
Directrice adjointe : Julia Christ
A629 - 54 Boulevard Raspail 75006 Paris

Tel : 33 (0) 1 49 54 20 61
Prtncipaux contacts : voir ici

 

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lier-fyt_info-request[at]ehess.fr